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Écoresponsabilité : les bonnes pratiques pour allier numérique et respect de l’environnement

Chaque année, le jour du dépassement de la Terre marque la date à laquelle nous avons épuisé toutes les ressources que la planète régénère en un an. Alors que l’échéance fatidique était au 29 décembre en 1970, en 2021, le couperet est tombé le 29 juillet : nous avons épuisé les stocks en 7 mois. Face à cette réalité, chacun a un rôle fort à jouer pour diminuer sa consommation et son empreinte carbone. Et contrairement aux idées reçues, le digital n’est pas le parent pauvre de la pollution : le numérique représente 4 % des émissions de gaz à effet de serre, selon l’Ademe.

Dans le secteur de la communication graphique, il y a donc aussi une vraie urgence d’agir dès aujourd’hui, pour protéger le monde de demain. Immersion dans les coulisses de notre agence, qui s’engage au quotidien pour préserver l’environnement et adopter une démarche écoresponsable.

Écoresponsabilité : les bonnes pratiques pour allier numérique et respect de l’environnement

  • L’état des lieux de la pollution numérique

Alors que 8 à 10 milliards de mails sont échangés toutes les heures, chaque action en ligne cache une réalité que l’on ne peut ignorer : l’utilisation d’Internet a un impact considérable sur l’environnement. Un site n’a finalement rien de virtuel, puisque pour le faire tourner et pour stocker les nombreuses données, il y a derrière, des data centers et des infrastructures réseaux. L’augmentation de notre consommation d’énergie et de matières premières pour nos usages digitaux a un nom : on parle de pollution numérique.


  • Les chiffres de l’Ademe

L’avènement du digital a profondément transformé la communication et a permis d’étendre largement le champ des possibles. S’il est possible désormais de toucher une audience n’importe où dans le monde grâce à des supports numériques, il ne faut pas oublier que « digital » ne rime pas pour autant avec « immatériel ». Dans le monde entier, 67 millions de serveurs sont nécessaires pour faire fonctionner 1,1 milliard d’équipements réseaux. La pollution concerne, d’une part, les équipements pour accéder aux ressources : ils représentent 47 % de l’émission de gaz à effet de serre du numérique. Il faut, par exemple, 600 kg de matières premières pour fabriquer un ordinateur de seulement 2 kg. D’autre part, 53 % de CO₂ sont émis par les infrastructures. Ce sont elles qui permettent notamment d’effectuer les recherches sur Google (180 millions par heure) ou encore de visionner des vidéos en streaming. Ces dernières ont généré en 2018 une émission titanesque de CO₂ : 300 mégatonnes.


  • Et demain ?

L’empreinte carbone du numérique devrait doubler d’ici 2025, au vu de l’utilisation sans cesse croissante du digital. La consommation d’énergie liée aux nouvelles technologies est en évolution permanente : elle croît de 9 % chaque année. À ce rythme, elle sera en 2025 trois fois plus importante qu’elle ne l’était en 2005. Et si rien n’est fait pour ralentir cette progression inquiétante, le numérique devrait générer dans quatre ans autant de pollution que le secteur de l’automobile.

Rainforest

Les bons gestes pour réduire son empreinte numérique

Nos habitudes numériques ont un impact sur l’environnement, mais quelques gestes faciles à adopter au quotidien peuvent changer la donne. Chacun, à son échelle, peut contribuer à réduire la consommation d’énergie liée aux nouvelles technologies.

  • Une utilisation plus intelligente des mails

Lorsque vous envoyez un colis postal, plus il est lourd, et plus cela vous coûte ! Pour un mail, c’est la même chose, sauf que le prix à payer, c’est celui de la pollution numérique.

Alors, premier réflexe : il est primordial de compresser les fichiers et/ou de réduire le poids des images ou des fichiers PDF, dès que possible. Deuxième étape : les destinataires. Si vous multipliez par 10 leur nombre, l’impact environnemental est alors 4 fois plus élevé, d’où l’importance d’un bon ciblage. Évitez de cliquer sur « Répondre à tous » dans un mail groupé : la planète vous dira merci (et les destinataires aussi) et pensez à supprimer la pièce jointe lorsque vous répondez à un message.

Enfin, un bon nettoyage de la boîte mail est nécessaire de manière régulière, pour éviter de stocker des mails et/ou des fichiers inutiles.


  • Une meilleure gestion des recherches en ligne

Les moteurs de recherche permettent d’accéder à n’importe quelle information gratuitement, en quelques secondes. Mais ce qui est gratuit pour vous, ne l’est pas pour tout le monde. Chaque recherche nécessite des ressources et pèse dans le bilan énergétique du numérique. Là encore, quelques astuces peuvent limiter l’impact :

> Taper directement l’adresse d’un site internet dans la barre de recherche plutôt que de passer par un moteur divise par 4 l’émission de gaz à effet de serre.

> Utiliser des mots-clés précis et ciblés permet d’optimiser la recherche et d’atteindre plus rapidement le résultat attendu.

> Choisir des moteurs de recherche verts offre l’opportunité de compenser l’énergie dépensée. Par exemple, sur Lilo, chaque recherche donne des « gouttes », qui financent ensuite des projets solidaires. Sur Ecosia, les recherches participent à la reforestation, grâce aux revenus publicitaires.


  • Un renouvellement moins fréquent des équipements

Nous l’avons vu : l’utilisation d’Internet consomme des ressources mais la fabrication des équipements aussi. Le combat contre la pollution numérique passe donc également par une meilleure gestion des appareils.

Par exemple, garder un ordinateur ou une tablette 4 ans au lieu de 2 permet d’améliorer son bilan environnemental de 50 % (tout en faisant de belles économies…). Il est aussi possible d’opter pour des appareils avec des labels environnementaux. Les sigles EPEAT ou TCO certifient que les équipements respectent mieux l’environnement tout au long de leur cycle de vie.

Une autre bonne idée : acheter des produits reconditionnés et leur offrir une seconde vie. C’est le choix que nous avons fait à l’agence pour tout notre parc machine !

Datacenter

La protection de l’environnement : une préoccupation majeure chez Hypersthène

Réduire notre pollution numérique est une priorité à l’agence mais nous allons encore plus loin dans notre démarche verte. En tant qu’entreprise, nous sommes convaincus qu’il est urgent de faire bouger les choses dans toutes nos activités. Dès que possible, toute l’équipe fait de son mieux…

  • 1% de notre CA reversé pour l’environnement

C’est un engagement qui nous tient vraiment à cœur : nous reversons chaque année 1 % de notre chiffre au collectif 1 % For the Planet. Depuis 2002, cette organisation à but non lucratif réunit 2600 membres à travers 45 pays et a déjà pu récolter 265 millions de dollars. Nous sommes fiers d’apporter nous aussi notre pierre à l’édifice, en étant engagés à leurs côtés depuis 2020. C’est un geste simple à mettre en oeuvre mais avec un impact significatif.

  • Des projets Print certifiés Compensation Carbone

Nos activités ont inévitablement un impact carbone, que nous souhaitons compenser à tout prix. Pour tous nos projets Print, qui impliquent donc l’utilisation de supports papiers, nous assurons une compensation carbone à 100 % dès que cela est possible à mettre en place. Concrètement, cela signifie que pour tout le CO₂ que nous n’avons pas pu éviter, nous finançons en contrepartie des projets de reforestation.

  • L’écoconception au cœur de notre démarche

Quand le projet le permet, nous mettons un point d’honneur à adopter des pratiques responsables dès la conception du site et/ou du design. Pour créer de A à Z toute la communication visuelle de Qloudia, par exemple, nous avons pris le parti de proposer un logotype minimaliste, économe en encre, pour réduire son impact écologique. Nous avons pensé et accompagné le projet en utilisant par exemple du papier ensemencé, l’utilisation d’encres végétales pour l’impression, utilisation de plastique recyclé... La même démarche est utilisée pour la création de tous les supports, jusqu’au site vitrine, afin de limiter au maximum les ressources utilisées.

L’hébergement écoresponsable, ou green IT, est aussi privilégié s’il peut être techniquement mis en place. Un hébergeur vert, en quelques mots, c’est une structure qui déploie plusieurs initiatives pour réduire l’impact de son activité sur l’environnement. Suppression de la climatisation, meilleure gestion des flux d’air, utilisation d’énergie propre : ces datacenters responsables ont plus d’un tour dans leur sac !


Pour nous, il n’y a pas de bons ou de mauvais élèves quand il s’agit d’écologie. Chacun fait ce qu’il peut, à son échelle, et le plus important, c’est que tous les gestes, même les plus infimes, comptent. Objectif : repenser totalement le monde digital et démocratiser la sobriété numérique !

Crédits photo : Shutterstock, Unsplash. Remerciement spécial à Clarisse pour son travail.

Écrit par :

Quentin Degrange

Designer graphique

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